Dans un contexte où la confiance entre gouvernés et gouvernants reste fragile, la *moralité des dirigeants* congolais s’impose de plus en plus comme une exigence fondamentale. Pour de nombreux observateurs, les comportements éthiques et exemplaires doivent constituer un *critère de sélection essentiel* dans la nomination aux hautes fonctions publiques. Selon plusieurs analystes, les scandales à caractère personnel ou les soupçons de mauvaise conduite affectent non seulement la crédibilité des institutions, mais aussi l’image du pays à l’international. Ils appellent à une culture de la responsabilité, de la transparence et de la redevabilité morale. Face à cela, des voix s’élèvent pour inviter le chef de l’État à *renforcer les mécanismes d’éthique publique* et à tenir compte de la moralité des responsables nommés, au-delà de leurs compétences administratives ou politiques. ---
Le siège de l'assemblée provinciale du Kasaï Central a connu ce lundi 16 juin 2025 un spectacle “indigne” entre deux groupes de députés provinciaux. D'une part, 16 députés de l'Udps/Tshisekedi et alliés, et de l'autre, 18 députés d'un autre groupe. Une plénière était convoquée ce jour pour traiter des pétitions contre quatre membres de l’organe délibérant, à l'initiative du rapporteur adjoint de cette institution. En prévision de cette plénière, les députés de l'Udps/Tshisekedi, accompagnés de quelques militants, ont pris d'assaut le bâtiment de l'assemblée provinciale dès le matin, avec pour objectif d'empêcher le groupe majoritaire d'accéder à la salle des plénières. Selon des témoignages, des députés des deux camps ont créé un désordre devant l'entrée principale de la salle. Face à la résistance des députés Udps, qui empêchaient leurs collègues d'entrer, ces derniers ont finalement réussi à accéder à l’hémicycle par une autre porte...
Après la décision, samedi 27 juillet, du vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, sanctionnant plusieurs agents de la cellule technique d’engagement de la paie, accusés de manquements graves aux procédures encadrant la mécanisation des fonctionnaires de l’État, le député national le député Nyenemo Sanguma estime que cette mesure du ministre vient tardivement. L’élu de Gemena (Sud-Ubangi) accuse Jean-Pierre Lihau de méconnaissance volontaire des dysfonctionnements internes. Pour le député le député Nyenemo Sanguma, la mesure du ministre annoncée, en fin de semaine, intervient dans un contexte de revendications persistantes formulées par les fonctionnaires, notamment autour des retards de salaires et des irrégularités administratives liées à leur prise en charge effective. « Mais voulons-nous vraiment croire qu’il ignorait l’existence d’un système mafieux qui gangrène son ministère depuis sa prise de fonction ? », s’interroge l’élu national. Plus d...
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